Le
Somali
Chat renard,
chat écureuil… On a fait beaucoup de comparaison
pour
décrire le Somali. Il est vrai qu'avec son regard
mordoré
et sa belle robe lumineuse, c'est un chat impressionnant qui n'a rien
à envier aux plus belles créatures sauvages.
Comme
l'Abyssin, le Somali
à un caractère vif et enjoué,
peut-être
simplement un petit peu plus posé que son cousin
à poil
court. Chose exceptionnelle, le standard le décrit comme un
chat
d'apparence royale, agile comme une panthère mais proche de
l'être humain. Tout en lui est lumière surtout
quand il
croise le regard de son maître pour lequel il est toute
dévotion. Un
peu plus lourd qu'il ne l'est en réalité. Sa
tête
est un triangle aux contours adoucis. Pas d'angle chez lui, mais de
douces lignes courbes. Ses yeux en amande sont or, noisette ou verts.
Ses oreilles, assez grandes, sont larges à la base, en forme
de
coupe et pointées vers l'avant. L'encolure est souple,
arquée et bien attachée. Le corps, moyennement
long, est
musclé avec une cage thoracique
légèrement
arrondie. Les pattes sont proportionnellement minces par rapport au
corps, bien musclées avec une ossature parfois plus forte
que
chez l'Abyssin. La queue assez longue et portée en panache.
Mi-longue, la robe brillante et fine est élastique au
toucher,
qualité que l'on nomme « résilience
». Elle
est plus courte sur les épaules et l'épine
dorsale,
s'allongeant graduellement sur les flancs. La collerette et les
culottes sont bien fournies. Sans être laineux, le sous-poil
participe à la spécificité de la robe
du Somali.
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Chat
renard,
chat écureuil…
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L'origine
du Somali est une des plus controversée qui soit. Est-il
apparu
de manière spontanée dans des portées
d'Abyssins
ou est-il issu d'une hybridation avec une autre race de chats
à
poil long ? Personne ne le sait avec certitude. On sait en revanche que
depuis fort longtemps de petits chats poilus et duveteux naissaient
dans des portées d'Abyssins. Dans le meilleur des cas, ils
étaient bien vite donnés avant que leur
présence
ne s'ébruite. Jusqu'en 1963, lorsque Mary Mailing,
éleveuse d'Abyssins, introduisit subrepticement un petit
«
poil long » à l'exposition féline de
Calgary.
Devant les éleveurs médusés, le juge,
loin de
rejeter le chaton, tomba sous le charme et demanda à Mary de
le
lui confier. En
même temps aux
Etats-Unis, Evelyne Mague commençait à
sélectionner des « poil long »
après
s'être aperçue que deux de ses Abyssins
étaient
porteurs du gène. Cette pionnière eut aussi
l'honneur de
baptiser la variété du nom de Somali. Mais la
route fut
longue pour faire reconnaître les Somalis, car les
éleveurs d'Abyssins s'obstinaient à nier la
présence du poil long dans leurs lignées. En
1976, un
groupe d'éleveurs présenta un dossier complet sur
l'origine du Somali lui permettant d'être
présenté
en Championnat. En 1978, la race était reconnue par la Cat
Foncier Association, la plus grande fédération
féline américaine puis par toutes les autres
associations
mondiales.
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