L'Oriental
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L’Oriental
est un chat d’une grande élégance,
longiligne, svelte et musclé. La
tête est triangulaire quand elle est vue de face. Les
oreilles,
grandes, larges à la base et bien espacées
prolongent le triangle formé
par la tête. La ligne de profil est parfaitement droite
depuis le
sommet du crâne jusqu’au bout du nez. Le menton
doit être fort, surtout
pas fuyant. Les yeux sont en amande et placés de biais pour
donner ce
regard oriental que l’on aime tant chez lui.
L’encolure est longue et
déliée. Le corps est tubulaire et ferme. La
largeur des hanches est
égale à celle des épaules. Les pattes
sont longues et hautes, avec une
ossature fine mais dense La queue est étroite à
la base, longue et
fine. Elle ressemble à un fouet et contribue à
prolonger l’impression
de longueur.
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La
quintessence du chat
La
quintessence du chat, voilà résumé en
quelques mots ce qu’est
l’Oriental, le chat de tous les superlatifs pour ceux qui
l’aiment et
ne peuvent se passer de sa compagnie. Race ancienne
recréée par les
Britanniques au milieu du siècle dernier, il compte
désormais des
admirateurs dans le monde entier. D’hier à
aujourd’hui L’Oriental est
une des personnalités fortes de la gent féline.
Longtemps dans l’ombre
de son frère le Siamois dont il n’est, ni plus ni
moins, que la version
entièrement colorée, il a
été importé comme bien
d’autres chats en
Grande-Bretagne à la fin du XIXe siècle. A cette
époque, les diplomates
anglais et les voyageurs au long cours rapportaient dans leurs bagages
des chats fort exotiques dont la haute société
raffolait. Mais très
vite, la robe contrastée et les yeux saphir du siamois
reléguèrent
l’Oriental aux oubliettes ! Jusque dans les années
1950 où une éleveuse
britannique imagina un Siamois à la robe
entièrement chocolat qu’elle
baptisa Havana. Quelques années plus tard, Pat Turner,
géniale éleveuse
et sans doute la mère de l’Oriental moderne,
entreprit de créer un
Siamois blanc. Elle maria des Siamois avec des chats blancs. Or le
blanc a la particularité de cacher toutes les autres
couleurs et
bientôt naquirent des chatons avec le type siamois mais tout
noir,
bleu, chocolat, lilas, rouge, tortie etc… Non contente de ce
résultat,
Pat entreprit de marier un Siamois et un Persan chinchilla et obtint
les premiers Orientaux silver. A la fin de sa vie, elle
commença un
nouveau programme d’élevage, celui des Orientaux
bicolores. Malade et
gênée par la quarantaine des Iles britanniques,
elle ne put le mener à
bien. Son projet fut repris avec succès par certains
éleveurs
américains dont, Lindajean Grillo. Sans
détrôner le Siamois, son grand
frère indéfectible, l’Oriental a des
admirateurs de plus en plus
nombreux qui le découvrent avec enchantement.
Ses couleurs Toutes
les couleurs sont reconnues sauf le colourpoint (couleur du Siamois),
le mink (couleur du Tonkinois), et le sépia (couleur du
Burmèse). Les
yeux sont verts, de la tonalité la plus intense possible
sauf chez les
Orientaux blancs et les Orientaux bicolores qui peuvent avoir les yeux
bleus ou impairs (un œil bleu, un œil vert).
L’Oriental et le Siamois
étant la même race avec deux appellations
différentes selon leur
couleur, pas étonnant que le tempérament de ces
deux-là soient
strictement identique. Hyper actif, hyper câlin, hyper bavard
– non, la
voix de l’Oriental, comme celle du Siamois, n’est
pas une légende !
Inutile de dire que dans ces conditions, on adore ou on
déteste.
Toujours est-il que les personnes qui ont eu un jour un Oriental pour
compagnon s’en souviennent toute leur vie et restent
fidèles à cette
race.
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