
En effet,
plusieurs études récentes montrent que les gens
qui vivent avec un chat
jouissent d'une meilleure santé psychologique que ceux qui
vivent sans. Chaque
propriétaire constate, jour après jour, le
pouvoir de son compagnon. C'est la
journaliste Véronique Aiache, ancienne ennemie des chats qui
lève, en partie,
ce mystère dans son livre : "La Ronron Thérapie".
Elle
explique que, pour céder aux demandes de sa fille qui
désirait un chat, elle en
a adopté un, alors que ces animaux la laissaient
complètement indifférente. Peu
à peu, elle explique qu'elle s'est
délectée de la présence de l'animal et
qu'elle puisait même dans ses ronronnements l'inspiration de
ses écrits. Elle
avoue avoir écrit ce livre car elle voulait comprendre
comment un simple
ronronnement pouvait se révéler si
précieux pour le corps et l'esprit.
C'est
grâce à Jean-Yves Gauchet,
vétérinaire à Toulouse, que ce livre a
vu le jour.
Il était en quête d'informations pour la petite
revue scientifique qu'il dirige
sur internet et est tombé sur une étude d'Animal
Voice, association qui étudie
la commmunication animale et qui a repéré,
statistiques à l'appui, qu'un chat,
après des lésions ou des fractures,
récupérait trois fois plus vite qu'un chien
et avait cinq fois moins de séquelles.
L'hypothèse d'une authentique action
réparatice du ronronnement était née :
en émettant ce son, le chat résiste
mieux aux situations dangereuses car, s'il vibre de bonheur en
s'endormant, il
le fait aussi quand il souffre et est plongé dans des
situations stressantes.
J.-Y.
Gauchet publie aussitôt un article et propose à
des volontaires de tester les
pouvoirs du ronronnement grâce à un CD
"Détendez-vous avec Rouky".
Les résultats sont probants, les deux-cent cinquante cobayes
ont ressenti du
bien-être, de la sérénité et
une plus grande facilité à s'endormir. Ces sons
sont des vibrations sonores étagées sur des
basses fréquences de 25 à 50 hertz,
les mêmes utilisées par les kynés, les
orthopédistes et en médecine du sport
pour réparer les os brisés, les muscles
lésés, et accélérer leur
cicatrisation.
Ces basses fréquences sont aussi utilisées par
les compositeurs de musiques de
films afin de susciter des émotions. Récemment,
le praticien s'est aperçu que
ces vibrations aidaient à réduire le
"jetlag",fatigue liée au
décalage horaire.
Une
application a été conçue, avec Apple,
destinée au téléphone portable pour
récupérer plus vite, après un long
voyage. Sauf allergie aux poils, il n'ya que
des avantages physiques et psychiques avec un chat ! Mais,
curieusement, si le
chat possède des vertus antidépressives, il ne
nous met pas de bonne humeur. Le
bien-être ressenti est surtout lié à la
dispariton des humeurs sombres.
A Tokyo,
il existe des "bars à chats" où les japonais
viennent évacuer leur
stress et se relaxer en compagnie des félins. La relation
entre l'homme et le
chat est magique.
Le livre de Véronique Aiache
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/aiache-veronique/la-ronron-therapie,23575942.aspx